La JSK vient de boucler la mi-parcours de son aventure africaine avec, à la clé, un maigre bilan. Cette faible moisson contraste avec les prévisions qui annonçaient que la JSK allait tirer son épingle du jeu, du moment qu’elle était versée dans un groupe apparemment à sa portée. Or, il n’en fût rien sur le terrain.
Tout à commencé lors du premier match en Lybie, où la JSK a mordu la poussière face à un adversaire annoncé, au départ, comme étant....le plus faible du groupe. Ensuite, vint une victoire pas très convaincante face à un adversaire marocain qui aurait pu réaliser un bon résultat s’il avait été un peu plus appliqué. Le dernier match de la phase-aller en Tunisie a été quant à lui un véritable fiasco, puisque le club a carrément pris une raclée, qui aurait pu tourner d’ailleurs à une véritable humiliation historique tellement les attaquants tunisiens ont été maladroits. En effet, la défense a pris l’eau de tous bords pendant que le milieu de terrain manquait de percussion dans les duels. L’attaque, quand à elle, était pratiquement absente. D’ailleurs, tout le monde a compris que Dabo était pratiquement l’arbre qui cachait la forêt puisque lui-même avait admis, dans l’interview qu’il a accordé à un journaliste français, qu’il marquait souvent ses buts grâce à des exploits personnels. Ceci dénote la faiblaisse du représentant algérien qui, il faut le reconnaître, ne fait plus le poids, notamment dans une compétition beaucoup plus difficile que la coupe de la CAF. Pourtant comme à chaque début de saison, le président du club, Monsieur Mohand Cherif Hannachi, annonça qu’il y’aura une grande ossature. Or, ce que l’on constatera surtout, c’est la démobilisation des joueurs sur le terrain, l’éternel va-et-vient des entraîneurs, ainsi que la saignée à blanc concernant les jeunes formés au club. De plus, ce que nul n’arrive à expliquer, c’est le pourquoi de cette politique de recrutement tous azimuts. Cette démarche a non seulement fait fuir les enfants du club, qui se sont retrouvés marginalisés, sans la moindre considération envers eux, mais en plus elle a engendré des coûts supplémentaires inutiles qui auraient pu être investis dans la formation à long terme. D’ailleurs, ce créneau a été carrément abandonné par la JSK, qui avec le temps est devenu un club quelconque, livré au pillage des uns et des autres, par la faute de cette politique des résultats immédiats. Par ailleurs, le fait que certains disent qu’en Algérie il n’y a pas de centres de formation, ni de terrains de réplique...etc, ne constitue nullement un argument, car ca constitue une réalité. En effet, durant les années 60, 70 et 80, les clubs en majorité évoluaient bien sur des surfaces en tuf, pour ne pas dire sur du béton pour certains. Ceci ne les a pas empêché de produire des joueurs de renommée mondiale. Donc, la question qu’on se pose, c’est pourquoi ne pas investir l’argent du club dans ses jeunes catégories plutôt que de le gaspiller pour des pseudo-vedettes, dont le niveau est médiocre. Ce que les gens doivent comprendre, c’est que les résultats ne viennent pas du jour au lendemain, mais grâce à un travail de base, qui se fait sur plusieurs plans : encadrement, aspect technique, tactique, etc... Des clubs comme le Ahly ou l’ESS ont travaillé pendant des années pour atteindre leur niveau actuel. En outre, le recyclage est une réalité à laquelle tous les clubs doivent faire face, après chaque fin de génération, car même les grandes équipes ont dû passer par des étapes de déclin et rebondir de nouveau. Or, chez nous, on continue de croire que la gloire est éternelle et le comble c’est qu’à force de rechercher cette gloire immédiate, on ne finit pas de manger notre pain noir... En conclusion, et vu la situation actuelle de la JSK, il ne faut surtout pas se faire d’illusion, car même en cas de qualification en demi-finales le club risquerait de tomber sur beaucoup plus fort que lui et la suite, tout le monde la connaît. En revanche, ce qui est urgent en la matière, c’est de faire un grand ménage au sein du club, car il en a grandement besoin! |