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S'il y a un sujet qui nous a toujours préoccupés, c’est bien la communication du club et des médias. En effet, nous avons assisté à toutes sortes de spéculations et de folles rumeurs, qui ont d'ailleurs engendré un bon nombre de conflits dans tous les clubs algériens, notamment la JSK.
Mais pourquoi donc tout ce brouhaha, qui en réalité, n'a fait qu'empoisonner la vie du club durant de longues années. Nous disons cela, car même si le club a réalisé pas mal de bonnes performances, il n’en demeure pas moins que les différents remous qui l’ont touché, ont été souvent provoqués par cette désinformation qui empoisonne l’environnement sportif et particulièrement celui du football. Nous voulons donc, à travers cette chronique, essayer d’élucider ce problème qui, il faut le dire, n’a que trop duré.
Commençons d’abord par chercher les raisons et les analyser. Sans exagérer, ni entrer dans les préjugés, nous pouvons déjà constater que l’une des raisons essentielles de la violence dans les stades est la prolifération d’une certaine presse écrite qui n’a rien à voir avec le professionnalisme du monde du journalisme. D’ailleurs, parfois, il suffit juste d’avoir un aperçu sur les titres, pour se rendre compte de l’extrême gravité du jargon utilisé par ces pseudo-journalistes. Comment peut-on par exemple tolérer des propos tels que : « Aujourd’hui, c’est la guerre entre telle et telle équipe », ou ces annonces concernant le recrutement ou le licenciement d’entraîneurs ou de joueurs, sans aucun fondement ? S’il est clair que les premiers propos cités sont les plus graves, puisqu’ils incitent directement à la violence, les seconds ne sont pas des moindres aussi. En effet, les supporters des clubs, majoritairement de jeunes désœuvrés, souvent désorientés, se retrouvent otages de telles informations, qui ont à maintes reprises, provoqué des actes de vandalisme. Ceci, sans oublier les termes de « voyous » utilisés par certains journaux, comme kawassir, chnaoua…etc. Et à lire ce genre d’articles, on se demande vraiment comment ces gens là, agissent en toute impunité, car ni le journalisme et encore moins l’éducation, ne permettent l’emploi de pareils termes. Cependant, le problème ne subsiste pas uniquement à ce niveau, car force est de constater aussi que les déclarations fracassantes sont monnaie courante chez nous. L’illustration parfaite de cette affirmation réside dans la révolte constante de joueurs pour un « oui » ou « non ». Si un joueur est préoccupé par son dû, on pourrait à la rigueur comprendre sa réaction, mais de là, à faire des déclarations parce qu’il n’a pas été aligné pour tel ou tel match, ceci relève de l’exagération. De plus, les contestations contre l’arbitrage sont devenues légion, à chaque journée de championnat. Ceci n’est pas pour défendre l’arbitrage qui demeure encore au stade de la médiocrité, mais il se trouve que nous sommes des êtres humains et un humain se trompe toujours. Par conséquent, nous-nous posons la question suivante : Est-ce que les entraîneurs et présidents de clubs jouent leurs rôles d’éducateurs ? La réponse est apparemment négative, puisque la violence ne cesse de sévir à l’intérieur et à l’extérieur de nos enceintes sportives. En outre, la fédération ainsi que la LNF ont un rôle indéniable dans tout ça, ainsi que les autorités locales. Cependant, la question qu’on se pose est : Comment mettre un terme à ce fléau qui ne cesse de parasiter nos stades ? Si des facteurs liés à la société tels que la délinquence ont une relation directe avec la violence qui se manifeste dans les enceintes sportives, ceci ne nous empêche pas de réfléchir à des solutions qui peuvent ne serait-ce qu’atténuer un tant soit peu, ce malaise. Ceci est vrai car si nous aimons le sport, nous devons faire en sorte que ce soit avant tout un moyen de convivialité et non de combats acharnés, à chaque rencontre, qu’elle soit officielle ou amicale. Par conséquent, nous allons aborder un aspect hyper important qui est celui de la connection du club avec son public. Comment cela peut se faire ? Nous pouvons citer plusieurs exemples de solutions. Toutefois, il s’agit avant tout de trouver les idées les plus pertinentes, car jusqu’à présent, nous n’avons que trop bricolé. L’idée de professionnaliser la JSK, comme tous les autres clubs algériens, a été évoquée. Or, nous constaons de visu qu’ils continuent tous de faire dans l’amateurisme, à l’exception peut-être d’un petit club nommé PAC qui force le respect, même s’il est dépourvu de supporters et de stade. D’ailleurs, rien que le fait que ce club eut maintenu son staff technique durant de longues années, montre à quel point il prône la stabilité. Ceci dit, théoriquement parlant, il est impensable de voir un aussi petit club surclasser la JSK qui compte des millions de supporters. Le constat est alarmant d’autant que de nos jours, le stade le plus insécurisé d’Algérie est curieusement celui de...la JSK. Une insécurité qui n’a que trop duré et qui continue de sévir, en toute impunité. Comment le club veut sauvegarder son public s’il n’y a pas d’actions entreprises en vue de préserver son integrité physique lors de ses matchs à domicile ou à l’extérieur ? Il est devenu donc impératif de renforcer cette communion et combattre cette bande de délinquents qui ne viennent au stade rien que pour accomplir leur sale besogne. Ceci passe notamment par la création urgente d’une cellule de communication du club, notamment pour l’organisation des matchs, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. De plus, la création d’un vrai commité de supporters élu par le public lui même est devenu une nécessité indispensable. Ceci servira à créer une ambiance conviviale, plutôt que le climat de psychose qui reigne actuellement. En outre, et dans l’état actuel des choses, il est devenu plus qu’impératif de renforcer la sécurité, y compris le contrôle d’identité à l’entrée du stade. Le meilleur moyen pour fidéliser les supporters serait d’ailleurs, de leur créer des abonnements, ne serait-ce à des prix symboliques. Cela permettra notamment d’avoir un fichier où seront répétoriés les noms des supporters fidèles. Ainsi, les fauteurs de troubles seront identifiés aisement. Néamoins, ceci ne suffit pas si des actions aussi, ne sont pas entreprises au niveau de la communication interne du club, notamment sa vie quotidienne, les informations relatives à ses transactions, sponsors officiels, bilans, etc. Cela évitera toutes les spéculations et permettra de faire taire toutes les mauvaises langues qui ne cherchent qu’à déstabiliser le club à travers des informations infondées. Bien évidemment, il existe aussi beaucoup d’autres actions, qui peuvent éventuellement être entreprises. Néanmoins, ce qui nous intéresse à court terme c’est que le club retrouve son public, celui qui va au stade pour voir du spectacle et non pas pour semer la terreur et la haine. Ainsi doit être le football qui est avant tout un loisir et un sport convivial. Par ailleurs, nous reviendrons dans les prochains articles sur d’autres aspects susceptibles d’améliorer l’image de marque de la JSK. |