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Les facteurs de compétitivité |
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Écrit par Rédaction - JSKabylie.Org
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13-08-2007 |
Nous vivons dans un pays qui a décidé de s’éloigner de ses valeurs, de ses valeurs ancestrales et des principes qui font la fierté d’un peuple. La Kabylie n’a jamais cessé d’être dans l’œil du cyclone d’un système baathiste qui en fait un ennemi majeur. Pourtant, en terme de paradoxe le cas est typique de l’agresseur qui se transforme en victime.
Cet état fait que les kabyles, minoritaires, ont été amenés à assumer une confrontation inégale ou, tout au moins, bien souvent au dessus de leurs moyens de riposte. Un véritable malaise s’inscrit dans la durée. Reste que quelques kabyles continuent à rester inertes, voir complices. Cette nébuleuse kabylo-arabisée ne cherche en fait que le cocon du régime. Ce pantouflage politico- social a laminé chez eux les vocations militantes grâce auxquelles se diffusent les idéaux de l’authenticité et de la fierté. Ils ne savent pas que, d’un certain point de vue, ils font partie du jeu dont ils sont une partie de l’enjeu. Un bon nombre de forumistes du site ont montré qu’ils sont les victimes du vent "arabiste". Pire, ils jouent aux donneurs de leçons. Ainsi, ils veulent nous faire entendre que la seule véritable existence doit désormais passer par le respect des règles établies par nos bourreaux qui feignent d’être conciliants et unitaristes à travers des appareils légalistes. Ceux là même qui alimentent le terrorisme et notre dénie identitaire. Cette animosité anti-kabyle n’a pas épargné la JSK. Chacun d’entre nous a assisté, au moins une fois, à des attaques régionalistes voir racistes dirigées contre la JSK. On comprend pourquoi mais il est prouvé que nous ne sommes pas en face de gens suffisamment intelligents pour dénouer le problème et avancer ensemble. La JSK est plus qu’une équipe de foot ball. Elle est l’un des véhicules de cette revendication identitaire et de l'authenticité. Le sigle de notre équipe dérange au plus haut point de la hiérarchie de l’état. La spectaculaire ascension de la JSK dans les années 70 a marqué à jamais ce pays même si on ne rate jamais une occasion de la noyer dans des comparaisons avec les quelques éclaircies dans les cieux brumeux de quelques équipes. Les acquis ont été arrachés au prix fort et entretenus tous les jours comme une plante fragile. Les supporters de la JSK s’inscrivent dans cette démarche. Le staff dirigeant est aujourd’hui en perte de vitesse, pour différentes raisons que nous avons rapportés dans nos précédentes éditions. D’où les résultats mitigés et le mécontentement des supporters. Or, dans les conditions actuelles, il n’ y a plus de place à l’improvisation. Le staff doit renfermer des spécialistes en management, en finance, en marketing, en droit et gérer le club comme une entreprise. En clair et pour émerger, les dirigeants doivent maîtriser la notion de la GESTION DE LA CONNAISSANCE. Et dans tous les cas, on doit tenir compte du fait, maintes fois prouvé : La JSK est une équipe particulière qui évolue dans un milieu hostile. Cela dit un club est caractérisé par trois points : 1. Ses moyens (infrastructures, équipements, finances) et son environnement, 2. Un collectif de sportifs, son staff technique et dirigeant, 3. Une organisation. Pour le faire tourner, en conquérant, les acteurs (sportifs, staff et supporters) dans une organisation exploitent la connaissance qui ne doit pas être figée. Le staff dirigeant est à l’avant-garde ! La connaissance c’est nos valeurs, celles des adversaires, les tactiques et les interactions qu’il faut maîtriser pour cumuler des expériences. Ces dernières constituent une mémoire du club. A ce niveau, il faut savoir manager les hommes et les méthodes afin de codifier et valoriser cette mémoire. Ensuite, il s’agira de développer les comportements et les procédures dans le sens des objectifs tracés. C’est cet enchaînement qu’on appelle la gestion des connaissances. C’est aussi le principal vecteur de la valeur qui fait les performances d’un club. Aujourd’hui, au niveau de notre équipe, c’est justement ces connaissances qui ne sont pas codifiées, ni développées qui occasionnent les déperditions et les échecs. L’organisation et les hommes, qui sont en œuvre dans l’équipe, ne savent pas exploiter et adapter les informations qu’ils détiennent aux contextes internes et externes. C’est la faiblesse de l’équipe mais aussi, de toutes les équipes algériennes. La JSK avait bien démarré sous feux Khalef - Benkaci et mérite un meilleur sort. La mondialisation est régie par la compétition et la concurrence, il faut être compétitif. La gestion de la connaissance et le statut de véhicule identitaire sont des facteurs clefs de la compétitivité. Le premier est pour le staff et le deuxième intègre les supporters. Les clubs anglais, espagnols et italiens (pour ne citer que ceux là) qui ont su rassembler des compétences éparses et utiliser la technologie (comme intranet, TV des clubs, ...) en sont des exemples à suivre. Nous qui recrutons des mercenaires de tous bords ne faisons que disperser nos connaissances. Donc, ce n’est pas avec notre gestion actuelle et la composante de ce staff que nous allons nourrir nos espoirs et être conquérants à l’échelle du continent. Je prie, toutefois, pour une qualification en demi finale de la CL ! |