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La rencontre en retard qui a opposé lundi dernier au stade du 1er novembre, la JSK à la JSMB a connu des incidents des plus condamnables, qui n'honorent ni notre club et encore moins l'image de la Kabylie. En effet, des prétendus supporters de la JSK n'ont pas trouvé mieux que de s'attaquer à la délégation de nos amis de la JSMB, notamment le joueur, Hamid Berguiga qui a été menacé physiquement et traité de tous les noms.
Est-ce ainsi que la JSK va améliorer son image de marque vis-à-vis des autres équipes ? Certainement pas, car nous n'avons nullement besoin de tels énergumènes qui n'ont rien à voir avec la JSK et encore moins avec le civisme. De plus, ces pseudos supporters ont oublié que ce même joueur a déjà porté le maillot de la JSK pendant 5 ans au moins. Pourquoi alors tant d'acharnement gratuit ? Quel que soit le motif évoqué par ces assoiffés de violence, rien ne justifie de tels actes inqualifiables. Nous en avons déjà assez des histoires de fumigènes qui, soit massacrent la pelouse ou la piste d'athlétisme ou carrément tuent ou blessent des gens à chaque rencontre de football. Toutefois, il faut dire que les dirigeants de la JSK ont leur part de responsabilité ainsi que ceux des autres équipes dans ces scènes de violence, qui se répètent à chaque match de championnat. Ne serait-il pas temps de mettre en place une stratégie de communication, afin d'utiliser d'autres moyens autres que le "feu et les couteaux" pour supporter un club ?! Récemment un club de régionale, en l'occurrence la JS Jijel, s'est illustré en distribuant des cartons colorés aux supporters et des prospectus, afin de faire des rencontres de l'équipe locale une fête. Cette initiative est des plus louables et elle est à encourager et généraliser pour les autres clubs. En outre, nos dirigeants sont apparemment en mal d'inspiration, car tout ce qui les intéresse, c'est de chauffer à blanc leurs supporters, afin de remporter le gain de leurs matchs à domicile par tous les moyens. Or, les temps sont révolus et on n'est plus au moyen âge, où les gens dictaient leurs lois. Par conséquent, il faut mettre un terme à ces pratiques ignobles, dignes de délinquants et non pas de sportifs, sachant apprécier aussi bien la victoire que la défaite. D'ailleurs, l'exemple le plus édifiant est celui des anglais, qui ont carrément interdit l'usage de fumigènes, sous peine d'être emprisonné, ainsi que l'interdiction de stade à toutes personnes impliquées dans des actes de violence. Pour cette raison, nous allons essayer de mettre en œuvre pour la prochaine chronique, une stratégie de communication qui, on l'espère contribuera à atténuer un tant soit peu, ce phénomène. De plus, il est aussi utile de rappeler que les vrais supporters ne sont pas les seuls à en souffrir mais aussi les journalistes, qui trouvent les pires difficultés à exercer normalement leur métier. Bien évidemment, toutes les suggestions concernant ce sujet seront les bienvenues, à condition bien, sûr qu'elles soient mesurées et objectives. Pour finir, nous souhaitons signaler que la communication et notamment le divertissement au stade ne sont que des aspects du plan marketing devant servir à mettre en œuvre une stratégie de marque pour le club. Ce plan comporte entre autres, des paramètres liés aux choix des joueurs recrutés, à la formation, etc. Nous disons ça sans pour autant viser qui que ce soit, car le club doit aussi diversifier ses sources financières, en ayant son propre réseau de vente, afin de ne plus dépendre uniquement des subventions des collectivités locales ou sponsors. Ainsi et grâce à ses propres rentrées financières, le club pourra éventuellement financer ses propres projets. Nous pensons donc en toute modestie, que le club peut très bien être à la hauteur des géants africains, tels que le Ahly du Caire, l'Espérance de Tunis ou le Raja de Casablanca. En tout cas, une étude de marché, que nous avons menée, a prouvé que le club peut gagner beaucoup plus, voir même devenir une entreprise en adoptant cette démarche, vu qu'il a un segment de clientèle assez important, aussi bien en Algérie qu'en outre-mer, où le club compte de nombreux supporters. Ceci dit, les gens ne doivent pas comprendre par le terme "ENTREPRISE" que la JSK va devenir une marchandise, mais plutôt un club bien structuré dont la stratégie est basée sur une étude de comportement de ses supporters. Par conséquent, cette stratégie ne pourra être adoptée que si elle répond entièrement aux exigences du marché, c'est à dire l'étude de la demande, du segment visé ainsi que la concurrence. Maintenant, si nous continuons à faire dans l'amateurisme et attendre à chaque fois la Wilaya ou l'APC ou on ne sait quel saint pour nous venir en aide, nous n'allons jamais atteindre le résultat escompté, à savoir, faire de la JSK un club professionnel à part entière. En conclusion, nous sommes convaincus que cette démarche permettra au club de sortir de son cercle vicieux, miné par le clanisme, qui fait tout pour que la JSK reste toujours au stade de la médiocrité. |