de AGUITAR le Mar Jan 22, 2008 02:38
Serar accuse : «Les arbitres aident la JSK»
Date : 22-01-2008/00h00
Réalisé par : Salim Ch.
Serar ouvre les hostilités en déclarant la guerre à Hannachi. Une manière de mettre la pression dès maintenant, car il est bien placé pour savoir que le titre ne s’obtient pas seulement sur le terrain.
L’ESS ne cesse de s’illustrer au fil des journées. A votre avis, cette série positive est due à quoi ?
En tant que premier responsable du club, je ne peux cacher ma joie, surtout que plusieurs succès ont été enregistrés en déplacement alors que des personnes nous attendaient au tournant pour nous fusiller. Je remercie Dieu de nous avoir aidés à surmonter cette période, surtout que dans nos déplacements, on était amoindris par l’absence de plusieurs éléments, mais en fin de compte, on a pu relever le défi.
Voulez-vous nous donner vos impressions sur l’issue du rendez-vous contre le WAT ?
J’ai déclaré avant l’entame de ce match que la tâche sera difficile, les objectifs des deux camps étaient diamétralement opposés. Cela dit, le groupe a réussi l’essentiel en décrochant les trois points de la victoire. Une chose est sûre, l’ESS de cette saison n’est pas celle des saisons passées.
Soyez plus explicite…
Lors de la rencontre contre le WAT, notre équipe était amoindrie par l’absence de plusieurs cadres. Même avec de telles données, le groupe a pu gagner alors que lors des saisons précédentes, on paniquait dès qu’on avait un seul blessé et on perdait tous nos moyens.
Et comment appréhendez-vous le rendez-vous contre le MCA ce vendredi ?
Pour éviter de se faire distancer par la JSK, on se doit de prendre toutes les rencontres, que ce soit à domicile ou en déplacement, au sérieux pour éviter toute mauvaise surprise. Donc, on va se déplacer à Alger avec la ferme intention de gagner. Néanmoins, je tiens à dire que le MCA est un grand club à qui il est demandé de gagner pour éviter le purgatoire. Ce sera très disputé de part et d’autre.
Après que l’USMA fut écartée, le titre se jouera entre vous et la JSK. Un commentaire ?
En toute sincérité, j’aurais aimé que l’USMA reste en course, car c’est un club qui a enregistré de très bons résultats au début du parcours. En plus, la concurrence entre trois clubs aurait généré une plus grande concurrence. Cela dit, je souhaite que les Rouge et Noir puissent renouer avec la victoire, surtout qu’ils ont un coach de renom, Fergani.
Laissons de côté la compétition et attaquons un autre sujet qui ne vous est pas étranger, celui de l’arbitrage qui ne cesse de faire parler de lui, qu’en dites-vous ?
Je pense que ce dossier est très important tellement il influe sur l’issue des rencontres. Je n’accuse pas tous les arbitres, mais certains d’entre eux ne méritent même pas de porter le sifflet. Ils ont été les auteurs de plusieurs dérapages, comme celui du match de l’USMA face à la JSK. Je cite les Annabis qui ont été lésés par l’arbitrage alors qu’ils méritaient amplement le partage des points.
Par contre, de l’avis de Hannachi, la victoire était méritée…
Si ce qu’a déclaré Hannachi était vrai, alors comment expliquer le nombre impressionnant de penalties imaginaires obtenus par son équipe ? En tout cas, si vous visionnez les cassettes des matches vous verrez comment la JSK a remporté ses matches. Sachez que l’ESS n’a obtenu que deux penalties. Sachez aussi, que notre équipe a été contrainte deux fois au nul à domicile. On a même perdu face au Khroub. Donc, vous pouvez faire la comparaison. En ce qui concerne nos victoires en déplacement, elles étaient logiques. Ce qui confirme que l’Entente est un club professionnel.
Apparemment, vous craignez le jeu de coulisses ?
Absolument. C’est ce qui nous pousse à rester vigilants et ne pas dormir sur nos deux oreilles. D’ailleurs, on songe beaucoup au rendez-vous de la JSK contre le MCS qui sera le tournant. Je ne doute pas de l’honnêteté des Saïdis, mais je crains surtout le jeu de coulisses.
La saison passée, le président Hannachi avait déclaré que vous avez remporté un championnat Taïwan, qu’avez-vous à dire ?
Je suis fier de mon club qui a pu décrocher le titre Taïwan qui a sa valeur dans le monde du football. Par contre, Hannachi veut gagner cette fois un championnat indien. Le public algérien connaît très bien la signification du mot «Indien». Les méthodes qui sont contre la morale et l’éthique sportive qu’utilise Hannachi pour mettre la pression sur les arbitres pour fixer les résultats des matches sont devenues flagrantes. En plus, je tiens à ajouter quelque chose.
Allez-y…
Je veux revenir un peu en arrière, précisément à l’exercice écoulé, où chaque victoire de l’Aigle noir, suscitait une polémique générée par Hannachi. Le même scénario revient cette saison. D’ailleurs, en ce qui concerne nos victoires contre le Nasria et l’OMR, un grand tapage médiatique a été fait. Par contre, pour les résultats usurpés de la JSK contre l’ASK, le CABBA, l’USMAn et le MCS, tout le monde se tait et c’est ce qui me met hors de moi.
On comprend par-là que l’Aigle noir pourrait laisser tomber le titre à cause de tout cela…
Non, jamais ! On jouera nos chances jusqu’à la dernière minute. L’effort des joueurs et des supporters sera récompensé Incha Allah. On va remuer ciel et terre pour décrocher le titre cette fois encore. On va montrer à tout le monde qu’on est un club professionnel qui pratique un football plaisant et chatoyant et qui ne compte pas sur l’aide des arbitres pour arriver à ses fins.
Le match contre la JSK sera sûrement le virage du championnat, n’est-ce pas ?
Notre match contre les Canaris sera ordinaire. On ne va pas se mettre de la pression inutilement. On va les recevoir comme il se doit. Les hommes des Hauts-plateaux veulent gagner le titre à la force des jarrets et pas sous les tables. Et moins encore avec les cadeaux de l’arbitre. On va prouver, avec l’aide de Dieu, que Sétif est une ville qui mérite plusieurs titres.
Revenons à votre club et discutons du problème financier que subit le club phare de Sétif…
Avant d’attaquer ce point, je voudrai remercier au passage le wali, Noureddine Bedoui, qui ne cesse de nous soutenir moralement et financièrement, ce qui nous pousse à redoubler d’efforts. En ce qui concerne la crise financière, on a eu des promesses des autorités locales qui vont débloquer environ 7 milliards pour le club. Soit une bouffée d’oxygène. Le président de l’APC, fraîchement installé, nous a aussi promis de l’aide, donc ce souci va être vite réglé.
Et pour les dus de vos joueurs ?
Ce qui est bien dans la famille sétifienne c’est le règlement des joueurs à temps. Notons qu’il y a des clubs qui n’ont même pas payé la première tranche. Tandis que nos joueurs toucheront prochainement leur deuxième tranche.
Salhi et Hemmar sont à chaque fois présents dans les déplacements de l’équipe dernièrement, sont-ils devenus votre garde rapprochée ?
Non. Tous les dirigeants sétifiens sont à la hauteur et méritent toute ma confiance. Par contre, Salhi et Hemmar ont apporté des aides d’argent dans des moments difficiles qui ont failli mettre à mal le club. En plus de l’agence Anissa Tours qui nous sponsorise sans conditions. Ces deux hommes sont venus pour aider le groupe sans chercher la gloire. Et Dieu seul sait qu’ils n’en manquent pas.
Vous avez décidé de quitter l’ESS en juin dernier, mais le public voulait vous voir pour un second mandat…
Je suis très heureux de savoir que les supporters de l’Entente me font confiance. Ceci dit, comme je l’ai déjà dit, je quitterai le navire à la fin de cette saison. Sincèrement, ce que j’ai vécu depuis le début de cet exercice, je ne l’ai pas enduré en quatre ans de présidence. En tous les cas, j’ai tout mis en œuvre pour montrer aux amoureux du ballon rond sétifien ceux qui se battent pour que l’Aigle noir reste dans les airs et ceux qui veulent l’écraser. Je pense que j’ai réussi dans ma quête. Cela dit, je veux ajouter autre chose.
On vous écoute, allez-y…
Serar est une personnalité sportive et ce qu’il a pu réaliser c’est avec l’aide de Dieu. L’ESS m’a beaucoup donné et je ne suis pas un ingrat qui pratique la politique de la terre brûlée comme le font eux. A travers votre journal, je voudrais dire que j’animerai une conférence de presse 90 jours avant la fin de la saison où je divulguerai tout et je céderai la place à toute personne qui voudrait prendre le relais tout en l’aidant dans sa tâche pour qu’elle puisse garder les autochtones pour que personne ne dise que c’est Serar et compagnie qui ont fait fuir les joueurs locaux.
On voudrait savoir les noms des clubs qui ont contacté officiellement vos joueurs si vous le permettez ?
Je vais vous donner un scoop qu’aucun journal n’a eu auparavant, celui des contacts que l’ESS a eus de la part des clubs français et autres anglais qui veulent s’offrir les services de Hadj Aïssa. Je ne peux déclarer les noms de ces clubs à présent. On a aussi eu des contacts du Portugal pour Adiko et des Emirats en ce qui concerne Djediat. Voir que les joueurs de l’ESS font la convoitise de plusieurs clubs honore le foot sétifien.
Peut-on connaître le chiffre exact des dettes du club ?
Ce que ne sait pas la rue de Sétif, c’est que l’ESS n’a pas de dettes. En donnant des chèques personnels, c’est moi seul qui suis obéré. Ce qui est sûr, c’est que je ferai en sorte de régler tous les soucis financiers afin de laisser le club en bonne santé. Je ferai même en sorte de remplir les caisses pour que mon successeur n’affrontera aucune contrariété aussi bien financière qu’autre chose.
Et en ce qui concerne la Ligue des Champion arabe et la Champions league africaine…
Le rendez-vous africain s’approche à grandes emjambées. L’Entente de Sétif sera le pur-sang arabe de cette épreuve. On tentera de refaire le scénario de l’an dernier en décrochant la coupe arabe. Cette coupe africaine revêt un cachet spécial pour les Sétifiens. Cela coïncidera avec le 50e anniversaire de la création de l’ESS. On essayera d’atteindre le carré d’as.
On a entendu dire qu’entre le coach Simondi et Boufenara, le courant ne passe plus…
Il n’y a pas de problèmes entre Simondi et Boufenara. Le premier responsable de la barre technique est un homme qui possède quand même de l’expérience dans la gestion technique du groupe. La preuve, on enregistre jusqu’à maintenant que des bons résultats, et ce, malgré les absences et autres blessures de plusieurs joueurs. Le second est un jeune coach qui nous a soutenus dans les moments durs et c’est normal qu’on lui fasse confiance pour qu’il devienne un grand monsieur des terrains plus tard.
Un dernier mot pour conclure ?
Je remercie votre journal qui a son poids dans les rues de Sétif, car il ne dit que la vérité. Je remercie aussi Hemmar, Salhi et l’agence Anissa Tours, sans oublier le wali Bedoui qui reste un fervent supporter de l’Aigle noir. Mon dernier mot est qu’on réussira à gagner le titre cette fois encore pour prouver notre suprématie Incha Allah.
LE GENERAL MOH LE TERRIBLE DIT VU YUZZADH :EYUZZADH ET INGNORENCE A L ETAT PURE!!!