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Cette triptyque sied si bien à cette affaire de réserves formulées réglementairement par les dirigeants du CR Belouizdad à l’encontre du joueur Sofiane Herkat de la JS Kabylie. Cette affaire, que la commission de règlement, qualification et discipline de la Ligue nationale de football a reporté son étude, tient en haleine le monde sportif national.
D’une affaire courante que la commission de règlement, qualification et discipline aurait traitée le plus normalement du monde, voilà qu’elle prend des proportions débordantes sur le plan sportif et pourrait déboucher sur des situations “ahurissantes”. Genèse. Herkat Sofiane, joueur de la JS Kabylie reçoit un premier avertissement face à l’ASMO (8e journée), puis un deuxième devant le MCA (18e journée). Mais pour le troisième, c’est là où le torchon brûle entre dirigeants tiziouziens et belouizdadis. C’est le branle-bas de combat Pour les Belouizdadis, ce joueur reçoit le troisième devant le PAC. Ils se basent sur le Bulletin officiel de la Ligue nationale. Pour eux, la réglementation en vigueur, en l’occurrence les articles 105 et 106, stipulent que seul le Bulletin officiel est imposable au club. Yahia Hassani, le président du directoire du CRB estime que les textes sont clairs et dans ce cas de figure, Herkat a bel et bien joué contre le CRB alors qu’il n’avait pas purgé sa suspension d’un match automatique. De ce fait, la Ligue n’avait qu’à faire son travail en appliquant à la lettre la réglementation, à savoir donner le gain de la rencontre au CRB. Dès la publication de l’information dans la presse de mercredi dernier, les dirigeants de la JSK réagissent vivement en avançant leurs propres arguments qui relèvent plus de la “jurisprudence” que des règlements généraux régissant les compétitions nationales. Ainsi, ils soutiennent mordicus que Herkat a eu son troisième avertissement face à l’OM Ruisseau en décembre 2006. Pour cela, ils mettent en évidence les images de la télévision. Les Kabyles pensent qu’ils sont victimes d’une erreur administrative puisqu’ils ont prouvé, à travers ces images, que l’arbitre Haïmoudi a bel et bien distribué un carton à Herkat et non à Douicher comme mentionné dans la feuille du match OMR-JSK. Hannachi espère que Haïmoudi rectifiera son erreur pour que la JSK ne soit pas pénalisée par cette erreur administrative. La réaction des responsables de la JSK ne laisse pas indifférents ceux du CRB. Pour Karim Chettouf, joint par téléphone, la vidéo ne constitue pas une pièce juridique. Aussi, il défie quiconque de présenter un cas de figure similaire qui pourrait constituer un précédent ou un cas de jurisprudence. Ensuite, il s’étonne que la JSK n’ait pas rectifié à temps l’erreur de l’arbitre. Ils avaient 48 heures pour le faire mais ça n’a pas été fait. “Donc, ce n’est pas notre problème s’ils ont fait jouer Herkat alors que sur le papier, il était suspendu. Quand on commet une erreur, on doit la payer” et de s’interroger “sur quelle base réglementaire l’arbitre pourra-t-il apporter un rectificatif cinq mois plus tard ? Il justifiera sa réponse par l’article 108 des règlements généraux de la FAF qui stipule que “tout fait omis sur la feuille de match ou ayant lieu après la remise de celle-ci, doit faire l’objet d’un rapport complémentaire et porté à la connaissance des clubs concernés dans les 48 heures, par les ligues concernées”. C’est justement sur le texte en question que les dirigeants du CRB s’appuient en soutenant mordicus que le témoignage de Haïmoudi est aujourd’hui “nul et non avenu”. Projection. Comme chaque partie tient à ses documents argumentatifs, l’opinion nationale reste dans l’expectative, tout en regrettant que Hannachi ait “égratigné” médiatiquement Hassani. Évitant d’entrer dans une polémique, le président du CRB met en garde contre toute violation des textes dans le traitement de l’affaire Herkat. Il estime que c’est une erreur administrative qui incombe à la JSK et non pas à la LNF. Il ne demande que l’application des R.G. Dans le cas où la ligue déboute son club, Hassani promet de divulguer certaines informations sur cette affaire. D’ailleurs, un organe spécialisé s’est fait l’écho dans une de ses éditions, de conversations téléphoniques “compromettantes”. Affaire à suivre.
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