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Décidément, la mauvaise passe à laquelle ils sont contraints, ne semble pas vouloir lâcher les Canaris. Plutôt leur président, Mohand-Chérif Hannachi.
Depuis qu’il s’est attaqué puis débarrassé, de la manière que tout le monde sait, de Jean-Yves Chay, devenu d’un seul coup un entraîneur incompétent, le président n’en finit pas de subir les contrecoups de cette incroyable idée qu’il a eue, ou qu’on lui a soufflée, consistant à brutalement mettre fin à la dynamique du succès de son équipe. Mourad Aït Tahar, tout juste après que Jean-Yves Chay ait pris un aller simple pour la France , a emboîté le pas à Hamid Sadmi qui, lui, est parti pratiquement au lendemain du retour du stage d’intersaison dans le Valais suisse après avoir flairé apparemment déjà très tôt le mauvais coup avec le début de l’ingérence tous azimuts et surtout inopportune du président Hannachi dans les affaires de l’équipe qu’il avait léguées à Hamid Sadmi et Hakim Medane. Deux départs qui vont donner lieu à une saignée dans le staff dirigeant de la JSK. Une tournure, il y a encore quelques jours, inimaginable, tant Hannachi avait donné l’impression d’avoir, encore une fois, réussi à mater la rébellion qui se préparait dans quelques quartiers à Tizi-Ouzou où, contrairement à ce qu’il clamait tout haut à partir d’Alger, le président Hannachi ne pouvait pas soupçonner l’estime dont jouissait, et jouit toujours, le coach français auprès d’une grande partie des supporters de la JSK. On pensait donc que tout était rentré dans l’ordre après que l’échec en Ligue des Champions d’Afrique eut été définitivement consommé, au lendemain de la défaite d’Obuasi chez l’Asante Kotoko. Le peuple de la JSK s’est comme volatilisé et rien se rapportant à l’équipe ne semblait désormais intéresser les milliers de supporters. Ainsi, de nouveau, Hannachi a réussi à étouffer dans l’œuf les velléités des mécontents dont certains ont pris leurs responsabilités en l’attaquant de front, à travers une déclaration signée du nom d’un supporter fort connu, et à travers laquelle le président a été affublé de quelques qualificatifs tels qu’il n’en a peut-être jamais entendus prononcer à son encontre même si parfois, lors de mauvaises performances, il lui arrivait de se faire écorcher l’ouïe par des vertes et des pas mûres. Hannachi, pensait-on, donc, avait bien encaissé les coups de cet été, et puis il ne s’empêcha pas, comme pour narguer ceux qui lui cherchaient noise, de remonter sur ses grands chevaux au sortir du match retour face à Al Ahly. La crise était finie et Hannachi, sans doute, se disait qu’il suffisait que son nouveau coach aligne dans l’immédiat quelques résultats positifs pour que les événements estivaux vécus par la JSK soient relégués au rayon des mauvais souvenirs. Malheureusement pour le président, la JSK à la mode brésilienne ne paie pas de mine. Un nul et deux défaites dont une à domicile face à l’Entente de Sétif et revoilà que les choses se compliquent de nouveau, surtout que le jour du match face à Sétif, lundi dernier à Tizi- Ouzou, les Tizi-Ouziens découvraient quelques-uns de leurs quartiers ornés de tags à travers lesquels leurs auteurs s’en prenaient à Hannachi, bien entendu, des sponsors et quelques collaborateurs du président. Un nouveau tournant dans la guerre que se mènent Hannachi et ses rivaux de plus en plus en plus nombreux. Les sorties du président à la Télévision et à la radio lors desquelles il usait, jugent plus d’un à Tizi-Ouzou et dans de nombreuses contrées de la Kabylie, d’un langage pas du tout propice au retour au calme. Ainsi, depuis quelques jours, c’est de nouveau le sang d’encre dans ce qui reste du club fermé des dirigeants de la JSK. Depuis samedi, à Tizi-Ouzou, on ne parlait que de cela : Hannachi, au rythme où vont les choses, risque de se retrouver tout seul dans son bureau. Après Sadmi et Aït Tahar, c’est Saïd Boukhari, le trésorier du club depuis un nombre d’années qu’on ne compte plus, qui a décidé de “prendre du recul”. Il sera imité, durant le week-end par Me Salah Meriem, l’avocat du club, auquel emboîtera le pas, si ce n’est pas encore fait au moment où ces lignes sont rédigées, par Hakim Medane, le manager général. C’est dire donc si Hannachi est en train de vivre peut-être ses moments les plus délicats depuis qu’il trône à la tête des Canaris.
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