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La JSK connaît une situation difficile, notamment après le départ du bureau directeur, laissant le président seul. Ce dernier, voulant jouer la carte de l’apaisement, a tenté de reprendre les choses en main en organisant une réunion dimanche soir à Tizi ouzou afin de convaincre ses anciens collaborateurs de revenir.
C’est Hannachi lui-même qui a invité ses collaborateurs mécontents à la table des négociations les priant de revenir aux affaires du club. Si Madjen, Boukhari et Yesli ainsi que Medane étaient présents lors de la réunion, deux dirigeants ont carrément refusé d’assister à ladite réunion. Il s’agit de l’ex-président de section Hamid Sadmi et du médecin Mourad Aït Tahar. Lors de cette réunion, les responsables mécontents qui ont refusé l’éventualité d’un retour aux côtés du président n’ont pas manqué de lui dire quelques vérités et tout ce qu’ils ont sur le cœur. C’est le cas de Madjen, vice-président 1995, qui a quitté la JSK presque pour les mêmes raisons, mais son amour pour le club a fini par le rattraper pour voir son retour en 2005. de l’avis de tout le monde, c’est quelqu’un qui a beaucoup aidé la JSK, aujourd’hui il décide à nouveau de partir, une manière d’afficher son mécontentement par rapport à la manière dont est géré le club. Mais contrairement aux autres dirigeants qui sont partis récemment, Medane, sentant le coup venir, a préféré se retirer. Cela s’est fait lors du fameux conclave de Tikjda à l’intersaison. L’autre dirigeant que personne n’imaginait le voir un jour quitter le président du club n’est autre que le trésorier Boukhari au club depuis 1994. Lui, c’est l’homme de confiance du président et son bras droit. Il a décidé de partir pour des raisons personnelles après avoir été insulté par les supporters lors du match face à l’ESS. Boukhari aurait même reçu des menaces qui l’ont obligé à se retirer. Yesli, c’est l’homme de terrain, toujours à courir derrière les sponsors, l’homme à tout faire des canaris, qui agit sans faire de bruit. Ce dernier, tout comme ses autres camarades démissionnaires, n’a pas apprécié le fait que la JSK soit gérée à partir d’Alger (bureau virtuel) et que les décisions soient prises par des gens qui sont loin d’être dirigeants, mais uniquement des amis du président qui dictent leurs lois même lorsqu’il s’agit du domaine technique. Selon l’un des dirigeants qui a préféré garder l’anonymat, ce sont ces mêmes proches du président qui ont décidé de pousser l’entraîneur Chay vers la porte de sortie dans le but de voir leurs joueurs préférés titularisés. Bref, à cette liste s’ajoute un nom et pas des moindres, maître Meriem. Ce dernier, tout comme Boukhari, est connu pour être un proche du président kabyle, lui qui a même fait fi à un certain moment du porte-parole du club. Me Meriem était même président de la commission de discipline qu’il gérait avec rigueur, alors que depuis quelque temps, des bagarres éclatent entre les joueurs dont certains ont perdu le sens de la discipline. Tous ces dirigeants ont refusé de revenir et Medane va faire de même dans les prochains jours, lui qui n’est resté que pour la JSK, devenue par la force des choses une “petite” équipe, comme a tenu à le souligner le président du club après la défaite concédée face au Ahly en match aller. Le président de la JSK est en train de vivre les jours les plus difficiles de son histoire depuis qu’il est à la tête du club phare du Djurdjura. Du côté de Tizi Ouzou, on n’hésite pas à évoquer la “chute” du boss. En effet, le malaise du boss de la JSK a atteint son paroxysme allant jusqu’à voir ses plus proches collaborateurs le lâcher, lui reprochant sa gestion absolutiste des affaires de la JSK. Ceci sans parler des résultats catastrophiques et les contre-performances des canaris chez eux. Aujourd’hui, ce qui arrive à la JSK ne s’est jamais passé. sept dirigeants, dont certains étaient qualifiés d’hommes de confiance du président du club, ont claqué la porte pour des raisons que tout le monde connaît, le laissant seul. Certains de ces dirigeants ont passé 12 à 13 ans de leur vie aux côtés du président, à l’image de Madjen, Boukhari, Me Meriem, pour ne citer que ceux-là. Aujourd’hui, ils ont décidé de claquer la porte d’un club qu’ils chérissent tant. |