La JSK dans le rouge Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cherif Memoud - Liberté Foot   
21-10-2006

Image Le duo Aït Djoudi-Saïb, malgré la promesse de ce dernier de provoquer le déclic face à la jeune équipe du Chabab de Belouizdad, débute par une défaite.

Les poulains à Yahi ont pu se remettre en confiance grâce aux Canaris qu’ils ont malmenés durant la première période. Deux buts en l’espace de quatre minutes, un record pour la défense kabyle. Aujourd’hui, le malaise a atteint son paroxysme et c’est un vrai état d’urgence au sein des Jaune et Vert. Cela dit, l’entraîneur en chef Azzedine Aït Djoudi a tenu à être rassurant, jugeant que la situation est toujours contrôlable. “Ce n’est là qu’un problème d’ordre psychologique et un travail s’impose dans ce sens”, seule manière pour lui de sortir le club de la crise qui le secoue depuis déjà un bon moment.

Aujourd’hui, ce qui a beaucoup étonné les admirateurs des Jaune et Vert c’est bien la tactique concoctée par le staff technique composé d’Aït Djoudi et Saïb. Ces derniers, qui ont pris les rênes de la barre technique depuis quatre jours seulement, ont jugé préférable de chambouler la composante habituelle et opérer des changements afin de provoquer le fameux déclic qu’attendent toujours les Canaris. Ils sont quatre joueurs qui manquent terriblement de compétition, certains n’ont pas joué depuis des mois, qui se sont soudainement retrouvés titulaires, à l’image de Fahem Ouslati, le jeune Belcourtois, qui n’a pas cessé de réclamer sa chance.

“C’est une bonne chose, il fallait lui donner sa chance, cela lui fera du bien”, rétorque Aït Djoudi. Ceci au moment où d’autres joueurs en forme, qui ont eu la chance de jouer quelques minutes auparavant, se sont retrouvés à chauffer le banc, à l’image de Marek et Douicher, pour ne citer que ceux-là.

La tactique élaborée pour ce match par le staff technique et malgré les nombreux changements n’a pas donné les résultats escomptés, surtout par rapport à l’emplacement des joueurs sur le terrain qui ne savaient plus où donner de la tête. Les choix portés par le staff technique n’ont fait que chambouler plus le groupe qui semblait perdu sur la nouvelle pelouse du 20-Août.

Des joueurs n’ont pas évolué dans leur poste habituel, à l’instar de Chérif Abdeslam qui s’est retrouvé arrière-gauche, lui qui est un milieu défensif. Hamlaoui, qui était censé être le meneur de jeu, a fini par se retrouver au niveau de l’axe défensif. Même le capitaine Zafour, qui a débuté la rencontre comme libéro, a terminé comme arrière gauche. Idem pour le revenant Oussalah, attaquant, qui a fini par défendre face aux assauts des Belouizdadis. Les conseils prodigués tout au long de la rencontre par Aït Djoudi n’ont rien changé à la situation et ce, jusqu’au sifflet final du referee Amalou. La JSK ne fait que sombrer et le duo Aït Djoudi-Saïb a du pain sur la planche. Ils se sont certainement rendu compte de l’ampleur des dégâts causés par l’instabilité chronique au niveau de l’encadrement technique.

Loin d’avoir une bague magique, Aït Djoudi et Saïb vont devoir faire face à une situation beaucoup plus compliquée qu’ils ne l’avaient imaginée. Au bout de la neuvième journée, la JSK se retrouve lanterne rouge du classement général. Un fait inédit dans l’histoire du club kabyle. Même si les Canaris doivent disputer trois matches retard, il va sans dire que la saison est très mal engagée.





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