Où va la JS Kabylie ? Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Mohamed Haouchine - Liberté Foot   
30-09-2006

“Où va la JSK ?” Une telle interrogation ne cesse de meubler le quotidien des supporters kabyles et d’interpeller surtout les dirigeants du club phare du Djurdjura.

Il est vrai que les débuts ratés de la présente saison footballistique ne peuvent laisser indifférents les milliers de fans kabyles et les millions de sympathisants d’un club prestigieux qui a donné, de tout temps, tant de bonheur à tout un peuple et tant de gloire à tout un pays.
Après les deux derniers échecs à domicile face au PAC (0-0) et surtout à l’Entente de Sétif (3-2), voilà que les Canaris laissent encore des plumes à Béjaïa, dans le traditionnel derby kabyle, où ils sont passés complètement à côté de leur sujet. D’un côté, la situation critique du club kabyle s’accentue et le doute s’installe de jour en jour. C’est que ce nouveau revers concédé dans la capitale des Hammadites aura été vécu comme un véritable camouflet par les supporters des Vert et Jaune qui, décidément, ne savent plus à quel saint se vouer. En plus des échecs répétés, voilà que la cascade de joueurs blessés en ce début de parcours, soit Athmani, Daoud, Herkat, Driouèche, Zafour au départ, puis Yacef, Meftah et Herkat de nouveau depuis ce dernier week-end. À tout cela s’ajoutent les nombreuses démissions de dirigeants bien connus, tels que Sadmi, Aït Tahar et Boukhari auxquels Medane semble décidé à emboîter le pas. C’est dire que la situation se corse de jour en jour pour le président Hannachi qui ne tardera sûrement pas à convoquer une assemblée générale du club pour décréter un véritable “plan Orsec” et crever l’abcès pour envisager une sortie de crise qui ne dit pas son nom. Lorsqu’on rappellera que l’arrivée du coach brésilien Roberto Carlos Da Cunha n’a pas provoqué le déclic tant attendu et que l’apport de ses deux collaborateurs Kadri et Izri est de plus en plus remis en cause — pour deux enfants du club qui ont trimé dur durant tout cet été —, il ne faut certainement pas se voiler la face pour tirer la sonnette d’alarme avant que le mal n’empire.
Il reste entendu que ce n’est là qu’un début de saison — pas comme les autres — et il est temps d’établir un diagnostic objectif sur l’état de santé du club kabyle pour lui adopter une thérapie de choc avant que ce ne soit trop tard. L’édifice kabyle est bel et bien fissuré et les joueurs ont pris un sacré coup au moral. C’est là un tableau noir jamais connu jusque-là dans l’environnement du club kabyle, et cela exige nécessairement un plan de redressement urgent pour remettre le train sur les rails et le plus vite serait le mieux.  Quelque temps avant son limogeage, l’ex-coach français, Jean-Yves Chay, nous avouait avec amertume qu’il craignait beaucoup pour la suite du parcours, car toutes les zones de turbulences vécues au lendemain de cette fameuse défaite au Caire en Ligue des champions n’ont fait qu’envenimer la situation. “J’ai bien peur que la saison est déjà foutue”, nous lançait le “Chay” quelques jours avant qu’il ne soit éjecté de son poste. Le constat est là !





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