| Dès l’entame de la rencontre, les Kabyles ont exercé un pressing sur l’arrière garde tunisienne par l’intermédiaire de ses deux joueurs de couloir, Nassim Oussalah à gauche et Boubakeur Athmani à droite. Peu incisives, les offensives kabyles n’ont pas réellement inquiété les tunisiens qui se sont contentés de contenir le semblant de fougue qu’ont affiché les joueurs de la JSK en début de partie. La demi-heure de jeu atteinte, les coéquipiers de l’excellent Chermiti passent à la vitesse supérieure et monopolisent le ballon grâce a leur bonne occupation du terrain. Avec une bonne circulation de balle des attaques rapides sur les côtés, les hommes de Bertrand Merchand inquiètent sérieusement cette défense kabyle qui se montrait de plus en plus flottante. Cette situation d’incapacité se traduisait par le fait que le gardien tunisien, Metlouli ait passé une après-midi tranquille puisqu’à aucun moment il ne sera inquiété, si ce n’est quelques timides incursion de Athmani, Himani et de la nouvelle recrue Eissa TRAORE. Pis encore, ce qui devait arriver arriva puisque à la 44 Min, sur une grosse erreur d’appréhension de l’axe centrale, l’attaquant béninois de l’ESS, Ogambegy évite aisément la sortie hasardeuse du gardien Chaouchi et met le ballon au fond des filets dans un silence de cathédrale, au stade du 1 Novembre. Le score en restera là et l’arbitre soudanais siffle la fin de la première mi-temps logiquement à l’avantage des tunisiens. En deuxième période, malgré les changements opérés pas le duo Mouassa-Saïb en incorporant Berramla et Saïbi, la JSK donnait toujours cette image d’une équipe amorphe étant incapable de déjouer la tactique du coach français des étoilées. En effet, en versant dans le jeu brouillon et les longues transversales, les kabyles n’ont pu transpercer les deux solides rideaux défensifs mis en place par Bertrand Marchand. Mécontent de la prestation médiocre de son équipe, le public montre sa grogne en jetant toutes sortes de projectiles sur le terrain mais aussi en affichant son mécontentement au premier responsable du club, à savoir, le président Mohand Chertif HANNACHI. Cette situation de chaos obligea l’arbitre soudanais à arrêter la partie durant une bonne dizaine de minutes. A la reprise du jeu, les tunisiens profitent de la pression exercée par le public kabyle sur ses joueurs pour ajouter un deuxième but suite à une énième contre attaque ponctuée par Chermiti qui scella ainsi le score du match à l’avantage de son équipe. Dans les arrêts de jeu, la JSK obtient un penalty inespéré qui sera tiré sans conviction par le gardien de but Faouzi Chaouchi. En refusant même de sauver son honneur, la JSK démonte l’amateurisme devant une équipe tunisienne qui est venu en Algérie pour donner une leçon du professionnalisme à Mohand Cherif HANNACHI et sa bande. |