|
L’amateurisme a encore perdu ! |
|
|
|
Écrit par Rédaction - JSKabylie.Org
|
|
22-07-2007 |
|
La JS Kabylie a lourdement chuté ce soir (3-0) face à l’ES Sahel à Sousse, lors du match comptant pour la troisième journée des poules de la ligue des champions africaine. Ce score très lourd bloque le compteur de la JSK à trois points permettant ainsi aux Tunisiens de prendre le large dans ce groupe avec sept unités.
Non ! Le miracle n’a pas eu lieu, ce soir, au stade olympique de Sousse. L’amateur kabyle n’a pas pu rivaliser avec le professionnel tunisien. Venue avec des armes complètement émoussées, la troupe de Hannachi n’a jamais été en mesure d’inquiéter la forteresse de Sousse. Mal préparée et mal organisée, notre bande de mercenaires a essayé de se mesurer à beaucoup plus fort qu’elle … une troupe tunisienne ordonnée qui a su faire valoir tous ses atouts qu’ils soient d’ordre tactique, technique ou de gestion. D’ailleurs, le public ainsi que tous les observateurs ont vite compris que la bataille allait être inégale tellement le contraste entre les deux formations était flagrant. Après seulement une trentaine de secondes du début des hostilités, le premier assaut a été le bon pour les étoilés du Sahel. En effet, le très incisif baroudeur tunisien, Amine Charmiti s’est joué de toute l’arrière garde kabyle avant de s’en aller fixer Faouzi Chaouchi et ouvrir ainsi le score pour l’ESS. Ce but qui est arrivé très rapidement est venu assommer une JSK qui était déjà sans âme depuis quelques temps. Voulant vite en finir avec leur adversaire du jour, les hommes de Bertrand Marchand se sont rués vers l’attaque dominant copieusement une équipe de la JSK mal en point à l’image de son capitaine, un Brahim Zafour des plus mauvais jours. Si le score étriqué de la première mi-temps ne reflétait pas la physionomie du match ceci est dû à l’exagération des attaquants tunisiens qui sont tombés dans la facilité mais aussi aux prouesses du gardien Chaouchi qui avec ses nombreuses interventions n’a fait que retarder l’échéance. D’ailleurs, du côté tunisien on ne s’est jamais inquiété car on savait pertinemment que toutes ces occasions vendangées n’étaient que partie remise. Preuve en est, l’ESS double la mise dès la reprise par l’intermédiaire de son solide défenseur nigérien Moussa Narry qui a eu tout le temps de mettre la balle au fond au milieu d’une défense de la JSK totalement immobile et désemparée. Après avoir assuré le spectacle suite à leur nette domination, les étoilés se permettront même le luxe d’inscrire un troisième but grâce au virevoltant attaquant capverdien Gilson Silva qui s’est cyniquement joué de Brahim Zafour et de son gardien Chaouchi. Les nombreux supporters kabyles qui ont fait le déplacement à Sousse ont longuement attendu ce sursaut d’orgueil mais celui-ci ne viendra jamais puisque ni les joueurs ni le staff technique n’ont été capable de réagir devant une telle situation d’incapacité. Et pour cause, les deux adversaires du jour viennent de deux planètes différentes. Deux mondes diamétralement opposés. L’univers de l’amateurisme et de l’approximation pour la JSK et celui du professionnalisme et de la rigueur pour l’ESS. Certes le football n’est pas une science exacte mais une chose est sûre, quand personne n’est à sa place dans les différents niveaux d’intervention d’une équipe il est certain que c’est impossible de gagner à ce niveau de la compétition. JSK: Chaouchi- M.Meftah, Harkat, Zafour, Bengorine- Demba (Athmani,33'), Douicher, Wassiou, Berramla (Bendebka,80'), Oussalah- Saibi |